L’Université Quisqueya lance un projet sportif pour calmer la polémique autour des 150 millions de gourdes du gouvernement

Dans une note publiée le 8 mars dernier afin d’expliquer ce financement, l’Université Quisqueya avait mis en avant les difficultés financières auxquelles elle serait confrontée depuis plusieurs années. Ce nouveau projet, conçu et proposé par le responsable de la section sportive de l’université, ambitionne notamment de renforcer l’encadrement du sport au sein de l’institution et de créer un environnement favorable au développement académique et sportif des étudiants.

La cérémonie a également été marquée par la signature de deux accords de partenariat. L’Université Quisqueya a conclu une entente de collaboration d’une durée de trois ans avec la SLG Académie. Un protocole d’accord a également été signé avec la Fédération haïtienne de tennis de table, pour la même période.

Selon les responsables de l’université, ces partenariats devraient permettre d’offrir aux étudiants de nouvelles opportunités de formation et d’encadrement sportif. À travers le lancement d’UniQ Club Sport et du programme MAS, l’institution affirme vouloir contribuer au développement du sport universitaire en Haïti et renforcer les liens entre l’université et les communautés environnantes.

Cependant, pour de nombreux observateurs, cette initiative apparaît surtout comme une tentative de l’université privée d’apaiser la polémique entourant ce financement public, accordé dans un contexte national marqué par une crise économique profonde, une insécurité persistante et des besoins urgents dans plusieurs secteurs publics.

Certains soulignent notamment la situation précaire dans laquelle évoluent plusieurs facultés l’Université d’État d’Haïti (UEH), dont certaines ont été contraintes de quitter leurs locaux en raison de l’insécurité et continuent de faire face à un manque criant d’espaces et d’infrastructures pour dispenser les cours.

Dans ces conditions, plusieurs voix s’interrogent sur la pertinence de l’allocation de fonds publics à une institution universitaire privée, alors que les universités publiques du pays continuent de souffrir d’un manque chronique de ressources et d’infrastructures.

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