Peu après cette reprise, la compagnie a annoncé qu’un de ses appareils aurait essuyé des tirs. Cet incident, dont les conclusions de l’enquête n’ont jamais été rendues publiques, a été avancé comme justification pour suspendre les liaisons internationales vers Port-au-Prince. Depuis, Sunrise Airways maintient cette position, évoquant des préoccupations sécuritaires.
La majorité des vols internationaux sont désormais redirigés vers le Cap-Haïtien, obligeant les passagers à acheter un second billet souvent auprès de la même compagnie pour rejoindre Port-au-Prince.
Ce système engendre des coûts supplémentaires importants pour les voyageurs, dans un contexte économique déjà difficile. Pour beaucoup, cette organisation profite avant tout à la compagnie, tout en pénalisant lourdement les usagers, contraints de supporter une double charge financière pour un même trajet.
Face à cette situation, le silence et l’inaction de l’État haïtien interrogent profondément. Malgré les fonds publics engagés et les désagréments évidents subis par les citoyens, aucune mesure concrète n’a été prise pour exiger des comptes, encadrer les pratiques de la compagnie ou protéger les usagers.
