Dans son intervention, le directeur de l’ONLCC a insisté sur un phénomène qu’il juge central : l’érosion simultanée des institutions et de la confiance citoyenne. Selon lui, l’absence prolongée d’élections depuis 2021 a ouvert la voie à une gouvernance fragile, dans laquelle les mécanismes de contrôle peinent à jouer pleinement leur rôle. Cette situation, loin d’être abstraite, a des conséquences directes sur la vie des Haïtiens, confrontés à une insécurité croissante et à une réduction de leurs espaces de participation.
Le constat ne se limite pas aux frontières nationales. M. Fleuridor a également replacé la crise haïtienne dans un contexte régional plus large, marqué par la montée du crime organisé et des tensions politiques. À ses yeux, ces dynamiques créent un environnement propice à l’instabilité, dont les effets dépassent largement Haïti.
Selon lui, face à ces défis, il devient impératif d’engager des réformes structurelles capables de restaurer l’autorité des institutions. Mais surtout, l’organisation d’élections crédibles apparaît comme une étape incontournable pour sortir de l’impasse actuelle.
