Décès : Hommage à Eddy Désir, un « serviteur exemplaire de l’État haïtien »

Durant plus de dix années à cette fonction stratégique, Eddy Désir a su imposer le respect par sa compétence, sa modestie et son sens élevé de l’éthique. Dans un contexte où les cadres de l’administration publique sont souvent exposés aux critiques et aux soupçons de corruption, il faisait figure d’exception. Ceux qui l’ont connu parlent d’un homme calme, respectueux, accessible et animé d’une rare humilité.

Comptable de formation, diplômé de l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Études Internationales (INAGHEI), il avait également poursuivi des études de spécialisation à Porto Rico. Son parcours professionnel s’étend sur près de quarante années au service de l’administration publique haïtienne, qu’il a servie avec loyauté et professionnalisme.

Transféré depuis bientôt deux ans au Centre de Formation et de Perfectionnement des Agents de la Fonction Publique (Cefopafop), organe technique de la Primature, Eddy Désir continuait de mettre son expérience au service de l’État avec le même dévouement. Il avait d’ailleurs pris part à la cérémonie de clôture de trois journées de formation organisées par cette institution, qui fut la dernière où il a travaillé avant son décès.

Malgré des problèmes de santé importants et plusieurs opérations au cœur, Eddy Désir continuait d’assumer ses responsabilités avec courage et dignité. Il confiait souvent à ses proches que son cœur pouvait lâcher à tout moment, sans jamais laisser paraître la peur ou le découragement.

Très affecté par cette disparition, Chenald Augustin a rendu un hommage vibrant à celui qu’il considérait comme un collaborateur précieux et un homme d’une grande intégrité. « La nouvelle du départ d’Eddy Désir est un véritable choc pour moi, d’autant plus que j’entendais continuer de collaborer avec lui, surtout qu’on s’est vus deux fois cette semaine », a-t-il déclaré.

«Eddy Désir était un grand homme, d’une humilité rarement égalée. C’est quelqu’un qui m’a accompagné, m’a aidé à grandir et surtout m’a permis de comprendre le fonctionnement de l’administration publique. Avec son départ, le pays et l’État perdent un fils digne », a confié Guillaume Mackenson , Directeur général d’Haïti 24, qui a eu la chance de collaborer avec cet homme de valeur.

Avec le départ d’Eddy Désir, Haïti perd un grand serviteur de l’État, un homme intègre dont la discrétion, la probité et le sens du devoir resteront gravés dans les mémoires.

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