Des organisations dénoncent le Pacte national et mettent en cause la gouvernance d’Alix Didier Fils-Aimé

Rappelant que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a été révoqué par la majorité des membres du Conseil présidentiel de transition, les signataires dressent un bilan qu’ils jugent préoccupant des quinze derniers mois de gouvernance sous sa direction. Selon eux, aucune amélioration significative n’a été enregistrée sur le plan sécuritaire, ni aucune stabilisation institutionnelle durable.

Les signataires affirment par ailleurs que la signature d’un contrat de sécurisation des frontières terrestres et maritimes avec la société Evergreen Trading System Limited, pour un montant supérieur à un demi-milliard de dollars américains, soulève de sérieuses interrogations quant à la responsabilité des décideurs et à la préservation de la souveraineté nationale.

Concernant le Pacte national, ils estiment que « la combinaison entre Alix Didier Fils-Aimé et certains acteurs politiques et sociaux en difficulté constitue aujourd’hui un facteur d’instabilité pour le pays ». Selon eux, un tel accord, en l’absence d’un consensus national inclusif et d’un cadre institutionnel consolidé, ne saurait garantir l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes.

Les signataires soutiennent également qu’Alix Didier Fils-Aimé avait présenté sa candidature à la présidence avant le 7 février et que plusieurs membres de son cabinet ainsi que de son entourage seraient engagés dans des démarches électorales. « Dans ce contexte, il devient difficile d’envisager la tenue d’un scrutin libre, équitable et transparent sous l’autorité de M. Fils-Aimé », peut-on lire dans la déclaration.

Ils appellent en outre à une réorientation « lucide et équilibrée » des relations internationales d’Haïti, fondée sur le respect mutuel, la coopération équitable et la non-ingérence. Ils insistent sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale dans toute démarche visant à sortir de la crise.

En conclusion, les signataires réaffirment leur attachement à une solution haïtienne durable, reposant sur un accord politique inclusif, un exécutif équilibré, le respect strict des principes républicains et l’organisation d’élections dans des conditions sécuritaires stabilisées.

Le document porte la signature de plusieurs plateformes et structures politiques et citoyennes, dont la Plateforme pour la paix, la stabilité et le développement, le parti politique MAPOU, le Consensus national inclusif, des regroupements issus du Consensus, de l’Accord Montana, du Rassemblement national des forces organisées (RANFOR), du Bloc centriste d’Haïti, d’organisations de la diaspora, ainsi que le Regroupement d’avocats engagés contre la corruption (RAECC).

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