Résultat d’une enquête menée entre janvier 2021 et janvier 2022, ce rapport accuse plusieurs cadres de l’institution. L’investigation a révélé que le montant exact détourné s’élève à 22,759,671.73 gourdes, provenant des caisses de plusieurs bureaux de l’EDH dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Les soupçons se sont concentrés sur cinq caissières, identifiées comme les principales responsables de ce détournement. Parmi elles, Chantal Jean Thomas a détourné plus de 3 millions de gourdes en plusieurs fois. Naomi Cantave a, quant à elle, détourné un total de plus de 17 millions de gourdes. Cindy Monia François a détourné plus de 1 million de gourdes. Elimise Valbert Pierre a détourné un total de 547,142 gourdes. Enfin, Edmonde Célestin a détourné 135,000 gourdes en janvier 2022.
L’enquête a également mis en lumière des dysfonctionnements graves au sein du Département des Systèmes Informatiques (DSI) de l’EDH. Le responsable du DSI, Jean Philippe Maximilien, a révélé que le serveur du Système de Gestion Commerciale (SGC) n’était plus fonctionnel, et que le responsable de ce département l’avait quitté sans qu’il y ait de transition.
En conséquence, l’ULCC recommande la mise en mouvement de l’action publique pour détournement de biens publics contre les cinq caissières impliquées.
