José Jeri avait accédé au pouvoir en octobre dernier, à la suite de la destitution de la présidente Dina Boluarte. Septième chef d’État en dix ans, il a été démis de ses fonctions par 75 voix pour, 24 contre et trois abstentions.
Cette nouvelle destitution illustre l’instabilité institutionnelle chronique que traverse le Pérou depuis 2016. Le pays est marqué par un rapport de force déséquilibré entre un Parlement puissant et un exécutif fragilisé. Sur les sept derniers présidents péruviens, quatre ont été destitués par le Congrès et deux ont démissionné avant de subir le même sort. Un seul a pu mener à terme son mandat intérimaire.
