L’intervention d’Assad Volcy pour défendre sa conjointe, Sandra Paulémon, après la controverse suscitée par son allocution au Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE), n’a fait qu’alimenter davantage le malaise. Au lieu d’apaiser les interrogations, sa sortie publique a donné l’impression d’une tentative maladroite de détourner le débat.
En affirmant que son épouse compterait parmi « les personnes les plus intelligentes du monde », Assad Volcy a choisi l’hyperbole plutôt que l’argumentation. Dans un contexte où la prestation publique de la nouvelle ministre est précisément remise en question, ce type de déclaration grandiloquente apparaît moins comme une défense crédible que comme une réaction émotionnelle, déconnectée des faits observés.
Plus troublante encore est l’affirmation selon laquelle les images de l’allocution auraient été « truquées ». Une telle accusation, relève davantage de la rhétorique de diversion que d’une explication sérieuse. D’autant plus que, l’intéressé reconnaît que certains mots ont effectivement été écorchés.
Quant à l’argument selon lequel Sandra Paulémon aurait été principalement formée aux États-Unis, il peine à convaincre. La formation internationale n’explique ni les hésitations répétées ni les difficultés manifestes à porter un discours public dans une fonction ministérielle.
En réalité, cette prise de parole soulève une autre question, celle de la confusion entre solidarité conjugale et responsabilité publique. En intervenant de manière aussi spectaculaire dans le débat, Assad Volcy n’a pas protégé l’image de la ministre. Il a plutôt contribué à renforcer l’impression d’une nomination entourée de justification et d’embarras, là où la compétence aurait dû parler d’elle-même.
