Pourtant, l’Inde ne ferme pas toutes les portes. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, le pays se dit prêt à réduire ses importations de pétrole russe, qui représentent environ 20 % de ses achats énergétiques depuis le début du conflit en Ukraine, si cela peut ouvrir la voie à un accord commercial avec Washington. Ce compromis potentiel souligne la volonté de New Delhi de diversifier ses fournisseurs tout en assurant sa sécurité énergétique, une priorité nationale.
Cette tension intervient dans un contexte géopolitique complexe : alors que les États-Unis et l’Inde cherchent à renforcer leur coopération militaire dans l’Indo-Pacifique pour contrebalancer l’influence grandissante de la Chine, ce différend commercial illustre les fragilités de cette alliance naissante.
Dans ce jeu diplomatique à haut risque, chacun avance ses pions avec prudence. L’Inde veut défendre ses intérêts stratégiques tout en évitant de se couper d’un partenaire clé. De leur côté, les États-Unis devront choisir : voir dans cette manœuvre un affront… ou une invitation à négocier.
