Selon Claude Joseph, plusieurs formations politiques avaient reçu, dès dimanche 23 août à 11 h, les accès nécessaires pour inscrire leurs membres. Le représentant d’EDE affirme, pour sa part, n’avoir reçu le courriel du CEP qu’à 23 h, soit près de douze heures plus tard, après que le parti eut publiquement dénoncé la situation.
Pour EDE, ce décalage ne saurait être considéré comme un simple problème technique ou administratif. Le parti s’interroge notamment sur la capacité du CEP à respecter son calendrier électoral et à garantir un traitement équitable à l’ensemble des formations politiques. « S’agit-il d’un manque d’organisation et d’amateurisme de la part du CEP ou existe-t-il un agenda visant spécifiquement le Parti EDE ? », s’interroge la formation politique, qui appelle l’institution électorale à fournir des explications.
Face à ces préoccupations, EDE demande la convocation d’une conférence politique réunissant les principaux acteurs concernés par le processus électoral. L’objectif serait d’évaluer la faisabilité du calendrier, d’identifier les difficultés et de définir des garanties susceptibles de prévenir de nouvelles contestations. Pour le parti, la réussite des prochaines élections dépendra notamment de la transparence, de l’égalité de traitement et de la confiance entre le CEP et les acteurs politiques. EDE estime ainsi qu’un processus perçu comme partial ou insuffisamment préparé pourrait accentuer davantage l’incertitude politique dans le pays.
La formation politique appelle donc à privilégier le dialogue et la recherche d’un consensus afin de créer les conditions nécessaires à un processus électoral crédible et accepté par tous.
