Selon le RENAMEL, le contenu du décret révèle une méconnaissance profonde des réalités du secteur médiatique. L’institution affirme qu’aucun acteur crédible de la presse haïtienne n’a véritablement contribué à son élaboration, soulignant que le document ne répond ni aux besoins ni aux revendications des journalistes.
Le RENAMEL considère également que ce cadre juridique vise avant tout à protéger les dirigeants actuels après leur départ annoncé du pouvoir. Il critique notamment une définition restrictive du journalisme, jugée incohérente, ainsi que des dispositions finales qui entrent en conflit avec les principes fondamentaux de la hiérarchie des normes juridiques.
Face à ce qu’il qualifie de tentative de bâillonnement, le RENAMEL appelle les professionnels des médias et les organisations de la société civile à se mobiliser. Il plaide pour un large débat public afin de bloquer l’application d’un texte perçu comme dangereux pour la démocratie et la liberté de la presse en Haïti.
