L’organisation affirme avoir reçu des informations laissant craindre que des comportements incompatibles avec les règles de neutralité diplomatique aient pu se produire.
L’organisme de presse met l’accent sur les déclarations rendues publiques le 26 novembre par le conseiller-président Fritz Alphonse Jean, notamment les échanges de messages entre le CP et l’ambassadeur du Canada, André François Giroux, qui feraient mention d’interventions des ambassadeurs du Canada et des États-Unis dans les affaires politiques internes du pays.
« Ceux-ci auraient, d’après ses affirmations, exercé des pressions destinées à empêcher toute démarche visant à remplacer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Le conseiller affirme également avoir été frappé de sanctions américaines le 25 novembre après avoir refusé de céder à ces prétendues pressions. Ces éléments, s’ils étaient confirmés, alimenteraient un débat sensible sur les limites de l’ingérence diplomatique », a indiqué le RHAJAC dans son communiqué.
Face à ces allégations, le RHAJAC demande formellement l’ouverture d’enquêtes internes au sein des institutions diplomatiques concernées.
L’organisation sollicite une vérification administrative par les ministères des Affaires étrangères des États-Unis et du Canada, ainsi que par le Bureau de l’Inspecteur général du Département d’État américain à propos du chargé d’affaires Henry T. Wooster, et par le ministère concerné du Canada au sujet de l’ambassadeur André François Giroux, sans imputer à ces responsables une quelconque faute préalable.
Le réseau de journalistes insiste sur le fait que sa démarche vise avant tout à renforcer la transparence dans la conduite des relations bilatérales et à garantir le respect de la souveraineté haïtienne. Il précise qu’il ne s’agit en aucun cas d’une attaque personnelle, mais d’un appel à l’application stricte des règles internationales encadrant l’action diplomatique, dans le respect du principe de présomption d’innocence.
Le RHAJAC conclut en réaffirmant son engagement à défendre la probité publique, la reddition de comptes et les bonnes pratiques institutionnelles, estimant que la confiance de la population envers les acteurs diplomatiques et politiques dépend de la clarté et de la rigueur apportées à la gestion de tels dossiers.
