Le plus préoccupant n’est pas que des citoyens veuillent servir leur pays. C’est de voir certains personnages, dont le parcours politique ne témoigne ni d’une grande représentativité populaire ni d’un bilan convaincant, se positionner déjà pour les plus hautes fonctions de l’État.
Certains, après avoir tenté leur chance à la députation et obtenu des résultats particulièrement faibles, se découvrent soudainement une vocation présidentielle. Comme si l’échec dans une circonscription pouvait naturellement conduire à la magistrature suprême.
La présidence n’est pourtant pas une récompense de consolation. Elle exige une vision, une crédibilité, une capacité de rassemblement et, surtout, une véritable légitimité populaire.
Dans un pays aussi fragilisé, l’heure n’est pas aux candidatures de prestige ni aux ambitions personnelles. Haïti a besoin de dirigeants capables de convaincre par leur parcours, leur compétence et leurs résultats.
