Pourtant selon les informations, la commission a travaillé. Des rapports ont été rédigés, des diagnostics posés, des recommandations formulées. Mais comme trop souvent en Haïti, le travail technique s’est heurté au mur de l’indifférence politique. Aucun suivi, aucune décision, aucune communication officielle. installe, écoute à peine, puis enterre.
Selon un membre de la commission, s’exprimant sous couvert d’anonymat, la RTNH est aujourd’hui comme un gouffre financier, un instrument coûteux sans vision ni utilité stratégique claire. Selon lui on devrait envisagé la privatisation ou la fermeture pure et simple.
Cette pratique répétée de créer des commissions sans jamais appliquer leurs recommandations illustre un gaspillage éhonté des maigres ressources publiques. Dans un pays asphyxié par les crises, où chaque gourde devrait être orientée vers l’essentiel, l’État préfère multiplier les structures temporaires, payer per diem, frais de fonctionnement et avantages divers, pour ensuite ignorer les conclusions issues de ces travaux.
