Selon les autorités américaines, les initiatives portées par ces responsables seraient assimilables à des pratiques de censure et porteraient atteinte aux intérêts économiques et stratégiques des États-Unis. Le département d’État reproche notamment à ces figures européennes leur rôle dans l’adoption de règles jugées contraignantes pour les entreprises technologiques américaines.
Thierry Breton a vivement réagi à cette décision, dénonçant une mesure qu’il considère idéologique et disproportionnée. Il a évoqué un climat rappelant le maccarthysme, tout en réaffirmant que la régulation européenne du numérique vise avant tout à protéger les citoyens, garantir la transparence des plateformes et défendre la souveraineté numérique.
Ces sanctions marquent une nouvelle étape dans les tensions entre Washington et Bruxelles sur la gouvernance du numérique. Elles mettent en évidence les divergences persistantes entre les deux blocs sur l’équilibre entre liberté d’expression, régulation économique et responsabilité des grandes entreprises technologiques.
