Dans cet État du nord-est, plus de 45 000 bénéficiaires du TPS occupent des postes essentiels, notamment dans les hôpitaux, les transports, le bâtiment et l’hôtellerie. Présents depuis de nombreuses années pour une large part, ils constituent une main-d’œuvre stable dont la disparition provoquerait, selon les autorités locales, de lourdes perturbations.
Des études économiques régionales estiment qu’un arrêt du programme générerait plus de 500 millions de dollars de charges annuelles liées au remplacement des travailleurs concernés. À l’inverse, ces derniers versent chaque année des centaines de millions de dollars en impôts au niveau local et participent significativement à la croissance nationale.
Maura Healey rappelle par ailleurs que la situation en Haïti reste marquée par l’insécurité et une crise humanitaire persistante. Sans décision rapide de Washington, des centaines de milliers de personnes risquent de perdre leur droit au travail et leur protection légale, fragilisant davantage des secteurs déjà sous tension, en particulier celui de la santé.
