En fin de mission, Henry Wooster appelle à des « solutions portées par les Haïtiens à la crise haïtienne »

« Ayant servi en Haïti il y a 28 ans et y étant revenu en juin 2025, je demeure inspiré par la résilience, l’esprit et la force du peuple haïtien face à des défis sans précédent», a déclaré Henry Wooster.

Il a souligné que la stabilisation d’Haïti demeure une priorité pour les États-Unis, tout en distinguant les notions de sécurité et de stabilité. Selon lui, la sécurité constitue une condition préalable à l’organisation d’élections libres et crédibles, tandis que la stabilité repose sur des institutions légitimes, une gouvernance efficace et une croissance économique durable.

«Le diplomate a également mis en avant les efforts menés par les États-Unis et leurs partenaires internationaux pour renforcer la lutte contre les gangs armés. Il a rappelé la mise en place de la Force de répression des gangs (FRG), composée notamment de contingents du Tchad, du Salvador, du Guatemala, de la Jamaïque, de la Mongolie et du Sri Lanka, procède à l’arrestation de membres de gangs, remet les suspects à la Police nationale d’Haïti (PNH), saisit et détruit des armes, tout en menant des opérations de sécurisation visant à reprendre le contrôle du territoire.

Henry Wooster a ajouté que ces opérations devraient s’intensifier avec l’arrivée de nouveaux contingents au cours des prochains mois.

Évoquant le renforcement des capacités nationales, le chargé d’affaires a estimé que les solutions durables doivent être portées par les Haïtiens eux-mêmes. Il a cité le programme « P4000 », financé par le Département d’État américain, qui vise à recruter, former et diplômer 4 000 nouveaux policiers d’ici au début de l’année 2027. Il a également rappelé que le Congrès américain a levé certaines restrictions de longue date concernant la coopération avec les Forces armées d’Haïti (FAd’H), afin d’accompagner leur relance.

Enfin, Henry Wooster a réaffirmé le soutien des États-Unis à la transition démocratique et au redressement économique du pays, précisant que Washington demeure le principal donateur bilatéral d’Haïti avec plus de 800 millions de dollars de programmes d’assistance en cours, dont 125 millions de dollars versés au Fonds humanitaire commun des Nations Unies, 24 millions pour l’aide alimentaire et 11 millions destinés au relèvement après les ouragans.

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