La décision a été annoncée dans une note signée par les membres du CEP, à l’exception du représentant de l’Église catholique, Patrick Saint-Hilaire.
« Monsieur Uder Antoine est interdit de pénétrer dans les locaux du CEP, généralement quelconque, jusqu’à nouvel ordre », indique la note. L’institution précise également que l’intéressé n’a donné aucun signe de vie au CEP au cours des dernières 24 heures.
Cette décision intervient dans un contexte de vives tensions entre le CEP et l’Exécutif. La veille, l’institution électorale avait rejeté le projet de décret électoral élaboré par le gouvernement, dénonçant une atteinte à son indépendance.
Le CEP estime que ce texte, qu’il juge différent de celui qu’il avait soumis aux autorités, confirme ce qu’il qualifie de « caractère inconstitutionnel » de l’intervention de la Primature dans le processus électoral.
L’interdiction d’accès d’Uder Antoine aux locaux du CEP risque ainsi d’exacerber davantage les tensions entre l’institution électorale et l’Exécutif. Reste à savoir si le CEP sera en mesure de s’opposer concrètement à son installation.
