Pour André Paul, président de la FENACAH, cette orientation marque un tournant décisif vers une décentralisation réelle et une reconnaissance trop longtemps refusée aux zones rurales. « Ce n’est pas une simple réforme administrative, c’est une reconnaissance de dignité », affirme-t-il.
Longtemps reléguées à la périphérie des politiques publiques, les sections communales pourraient, grâce à ce changement, obtenir une légitimité institutionnelle plus forte, et avec elle, un accès élargi aux services essentiels, infrastructures, éducation, santé.
FENACAH, en tant qu’acteur de proximité travaillant avec plus de 570 sections communales, se propose non seulement comme relais, mais aussi comme moteur d’un dialogue national inclusif. « Cette constitution ne peut pas être l’œuvre de technocrates isolés. Elle doit émaner de la parole des territoires », insiste la fédération.
