CPT : après avoir sorti ses griffes contre le Premier ministre, Smith Augustin fait son mea culpa

Cette correspondance survient dans un contexte où plusieurs membres du CPT, notamment la majorité, ont adopté une résolution visant à entraîner un remaniement gouvernemental dont le remplacement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, à l’approche du 7 février, date à laquelle le CPT doit tirer sa révérence.

Cette décision, rappelle-t-il, s’inscrit dans une responsabilité collective et ne procède d’aucune considération personnelle. En effet, elle faisait suite aux exigences formulées par plusieurs secteurs consultés par l’institution, lesquels estimaient qu’un tel changement constituerait un préalable indispensable à la signature d’un accord national.

Cependant, dans cette même lettre, Smith Augustin admet que la mesure envisagée n’a pas produit les effets escomptés. Selon lui, loin de favoriser l’apaisement du climat politique, la décision a contribué à accentuer les tensions.

Il souligne que de nombreuses voix, y compris au sein de son propre courant politique, appellent désormais à la conclusion d’un accord politique global avant toute modification de l’équipe gouvernementale.

Dans ce contexte, il estime que la résolution adoptée alimente les divisions internes, affaiblit les structures de l’État et met même à rude épreuve le principe de la souveraineté nationale. Ces propos émanent pourtant de l’un des conseillers ayant initialement soutenu l’initiative réclamant le départ du chef du gouvernement.

Face à cette situation qu’il juge préoccupante, Smith Augustin exhorte le président Laurent Saint-Cyr à réunir le Conseil présidentiel afin d’ouvrir un cadre de dialogue.

L’objectif, précise-t-il, serait de dégager un consensus minimal sur la poursuite du processus engagé par la majorité, en vue de parvenir à un accord politique plus inclusif.

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *