Edgard Leblanc, Leslie Voltaire, Fritz Jean : trois présidences, zéro impact

Ces deux anciens présidents du CPT, tous deux issus du courant Lavalas, ont affiché une performance pour le moins médiocre à la tête du pays. Le bilan de Leslie Voltaire est particulièrement décrié, l’insécurité s’est aggravée, des zones entières restent sous le contrôle des gangs, les déplacements forcés de population se poursuivent, et la transition demeure symbolique, vidée de tout contenu réel.

Ce tandem Lavalas n’a pas incarné une véritable alternance. Voltaire s’est embourbé dans des actions superficielles, Fritz Jean, quant à lui, s’est perdu dans l’idéalisme, enfermé dans une posture d’intellectuel, incapable d’agir efficacement dans un système gangrené par le clientélisme, la paralysie institutionnelle et la violence structurelle.

Et avant eux, Edgard Leblanc Fils, premier président du CPT, n’a pas fait mieux. Son passage, loin d’être décisif, s’est inscrit dans la même lignée d’inefficacité et d’atermoiements. En dépit d’un discours modéré et d’une volonté apparente de conciliation, il n’a pu enclencher aucune dynamique politique ou sécuritaire digne de redonner confiance à la population.

En somme, trois présidences tournantes parées de grands discours, mais creuses de résultats. Face à l’épuisement populaire et à la crise multidimensionnelle, le pays attend désormais un leadership audacieux, concret, et résolument engagé dans la reconstruction nationale.

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