Alors que l’insécurité continue de perturber les déplacements, que les infrastructures publiques demeurent fragiles et que les services essentiels peinent à répondre aux besoins de la population, plusieurs observateurs estiment que les ressources de l’État devraient d’abord être orientées vers des investissements ayant un impact direct sur les citoyens. La création d’un espace réservé aux délégations officielles apparaît, pour certains, davantage comme un symbole politique que comme une réponse aux urgences nationales.
Les interrogations portent également sur la gouvernance du projet. À ce stade, peu d’informations ont été communiquées sur le financement, les procédures d’attribution des marchés, les entreprises chargées de l’exécution ou les mécanismes destinés à assurer la transparence des dépenses. Dans un pays marqué par de nombreux chantiers publics inachevés et des soupçons récurrents de mauvaise gestion, ces zones d’ombre alimentent la méfiance.
Cette initiative intervient en outre dans un contexte où les ministres concernés sont déjà confrontés à des critiques sur le bilan de leurs administrations. Plus qu’une cérémonie officielle, les citoyens attendent désormais des preuves de bonne gouvernance, des infrastructures réellement fonctionnelles et une gestion rigoureuse des fonds publics.
