Haïti-Crise : RÉUSSIR, une nécessité pour Alix Didier Fils-Aimé

En effet, aujourd’hui Haïti présente un tableau sombre. Plus d’un million de personnes déplacées ont fui la violence des gangs qui contrôlent plus de 80 % de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les chiffres de l’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) témoignent d’une économie exsangue, avec une contraction de 4,2 % du PIB pour l’exercice fiscal 2023-2024, scellant une sixième année consécutive de récession.

Par ailleurs, plus de la moitié de la population fait face à une crise humanitaire sans précédent, marquée par la faim, la pauvreté extrême et l’effondrement des services sociaux. La situation est critique, et l’histoire récente démontre que les occupants successifs de la primature, bien que qualifiés, n’ont pu surmonter ces défis.

Alix Didier Fils-Aimé arrive à la primature après deux prédécesseurs de renommée internationale, tous deux médecins, qui ont échoué à stabiliser le pays. Le chef du gouvernement semble afficher une détermination inflexible, cherchant à redonner espoir à une nation épuisée par des décennies de crises politiques et économiques.

Cependant, cette détermination doit se traduire par des actions concrètes, en restaurant la sécurité, relançant l’économie et créant les conditions propices à la tenue d’élections démocratiques. En d’autres termes, il a l’obligation non seulement de gérer la crise, mais aussi d’insuffler une vision d’avenir.

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