Quelques heures après la tentative de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, plusieurs pays, par l’intermédiaire de leurs ambassades, ont haussé le ton pour mettre en garde contre ces initiatives, susceptibles d’entraîner de lourdes conséquences.
Outre les États-Unis, qui se sont catégoriquement opposés à cette tentative de révocation, les autorités canadiennes ont souligné que ces mesures pourraient inclure des sanctions ciblées contre les acteurs impliqués dans des activités criminelles, des violences armées ou des atteintes aux institutions de l’État. Ottawa affirme agir en coordination avec ses partenaires internationaux afin d’accroître l’efficacité des initiatives visant à rétablir la sécurité et à soutenir les efforts de stabilisation du pays.
Le Canada réaffirme ainsi son attachement à une approche multilatérale et à la responsabilité internationale, estimant que la lutte contre l’insécurité en Haïti nécessite une réponse concertée et durable de la communauté internationale.
Il convient de préciser que, le mercredi 21 janvier 2026, cinq conseillers présidentiels avaient signé une résolution visant à révoquer le chef du gouvernement pour cause de rébellion. Toutefois, selon Le Nouvelliste, cette révocation a été suspendue après le retrait de la signature de l’un des conseillers, confirmant le climat de flou et d’instabilité qui entoure la gestion de l’exécutif, à un peu plus d’une semaine de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).
