Le retrait des fonds de l’USAID, dans le cadre du gel temporaire imposé par l’administration Trump, a déjà provoqué la fermeture de plusieurs ONG et l’interruption des traitements antirétroviraux essentiels pour des milliers de malades. « Nous sommes abandonnés. Sans traitement, c’est la mort qui nous guette », s’alarme un manifestant, la voix brisée par l’inquiétude.
Les protestataires interpellent directement le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), l’invitant à assumer ses responsabilités pour garantir l’accès aux soins. Dans les témoignages recueillis, certains craignent une recrudescence des infections, notamment chez les déplacés internes vivant dans les camps, souvent privés d’accès aux soins et à l’information.
Créé en 2003, le PEPFAR avait permis de sauver plus de 26 millions de vies à travers le monde. Sa suspension en Haïti menace aujourd’hui des décennies de progrès dans la lutte contre le VIH/Sida. Les PVVIH réclament des actions concrètes, avant qu’il ne soit trop tard.
