
Cette réalité soulève pourtant une question politique légitime. Pendant le mandat de Jovenel Moïse, la carte d’identité dite « Dermalog » était présentée par une partie de l’opposition comme un symbole de corruption, d’irrégularités et d’illégalité. Certains dirigeants affirmaient même publiquement avoir refusé de se la procurer, malgré les difficultés administratives que cela entraînait.
Aujourd’hui, le silence est frappant. Depuis l’assassinat du président, ce dossier a pratiquement disparu du débat public. Les mêmes responsables qui dénonçaient avec vigueur cette carte se préparent désormais à participer au processus électoral. Une interrogation demeure donc, avec quelle carte s’inscrivent-ils sur les listes électorales ?
Si la carte Dermalog constituait réellement une menace pour la démocratie hier, qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? Si, au contraire, elle est désormais acceptée pour exercer le droit de vote, les citoyens méritent des explications.
