Face à la controverse, Sunrise Airways a publié une note de clarification, soulignant qu’elle ne détient « aucun pouvoir pour autoriser ou bloquer une quelconque compagnie » et que cette responsabilité incombe exclusivement à l’Office National de l’Aviation Civile (OFNAC). « Se OFNAC sèl ki otorize sa depi aplikasyon konpayi an respekte tout egzijans yo », insiste le communiqué, rappelant que l’organisme agit selon les standards internationaux établis par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
La compagnie, affirme avoir toujours évolué dans un marché concurrentiel. « Lè Sunrise Airways te kreye an 2012, te gen 8 konpayi avyon entènasyonal ak 3 konpayi lokal ki tap opere », indique la note.
Si Sunrise Airways tente de dissiper les malentendus, la sortie de son président continue de faire débat dans l’opinion publique, certains y voyant une contradiction avec le message officiel de la compagnie. D’autres estiment que la déclaration de Philippe Bayard met en lumière les tensions et enjeux entourant le secteur aérien haïtien, déjà fragilisé par les défis économiques et logistiques.
Malgré cette polémique, Sunrise Airways réaffirme son engagement à servir la population haïtienne. La compagnie, qui emploie plus de 250 personnes et dispose de 11 bases opérationnelles, dessert actuellement une vingtaine de destinations dans la Caraïbe et en Floride, avec plus de 1,7 million de passagers transportés depuis sa création.
