Tout en reconnaissant l’importance de l’accompagnement américain pour une sortie de crise en Haïti, l’OPL fustige néanmoins ce qu’elle considère comme une ingérence de l’administration américaine dans les affaires internes du pays.
« Il est vrai que notre pays est en crise. La coopération internationale, plus que jamais, est un précieux besoin qui puisse l’aider à en sortir et l’aide américaine à Haïti n’est pas négligeable. La place des États-Unis dans le continent américain lui confère également une responsabilité de veiller à la stabilité des pays qui lui sont proches. Toutefois, rien ne l’autorise à interférer directement dans les affaires internes de notre pays qui a écrit son histoire avec tant de gloire. La liberté de décision politique en Haïti revient aux Haïtiens depuis 1803 », a écrit l’organisation.
L’OPL affirme s’insurger contre “ toute forme de menace ou de marchandage politique démesuré” à l’encontre des conseillers-présidents, et particulièrement d’Edgard Leblanc Fils, estimant que ces agissements constituent une violation des principes diplomatiques régissant les relations entre États, notamment la Convention de Vienne. L’organisation soutient que cette ingérence risque de criminaliser les acteurs politiques haïtiens qui refusent de se soumettre à ce qu’elle qualifie de diktat américain.
L’OPL exprime par ailleurs sa solidarité sans réserve avec son ancien coordonnateur général, ancien président de l’Assemblée nationale, devenu conseiller-président dans un contexte qu’elle juge historique et crucial pour le pays.
Qualifiant les sanctions américaines de « décision fantaisiste », le parti politique affirme que le gouvernement américain aurait tenté d’associer le conseiller-président Edgard Leblanc Fils aux gangs armés qui terrorisent le pays depuis plusieurs années.
Pour le parti, une telle approche constitue une banalisation des actes terroristes et traduit un refus des États-Unis de contribuer réellement à leur endiguement. «Les USA peuvent sans commune mesure reprendre le visa de courtoisie qu ‘ils ont octroyé à Monsieur Edgard Leblanc Fils à un certain moment de la durée. Mais s’attaquer à sa réputation et à son honneur répond à une logique de marchandage politique répugnante », conclut l’OPL.
