Dans une lettre adressée au Président du Conseil Présidentiel de Transition, Laurent Saint-Cyr, Monseigneur Dumas confirme avoir accepté de conduire cette médiation, sollicitée par ce dernier ainsi que par plusieurs secteurs politiques, économiques et de la société civile.
« Dans ce contexte, je tiens à vous informer qu’une quinzaine de coalitions issues des secteurs politique, économique et de la société civile m’ont demandé de conduire une médiation en vue de dégager un consensus visant à mettre en place une gouvernance exécutive d’ici le 7 février 2026, échéance du mandat de l’actuel Conseil présidentiel de transition (CPT), conformément à l’article 12.1 de l’Accord du 4 avril 2024 », a écrit Monseigneur Dumas. Il précise également que des institutions internationales telles que la CARICOM, l’OEA et le BINUH l’ont approché dans le cadre de cette démarche.
« Quoique je sois encore en convalescence, après recueillement et mûres réflexions, j’accepte, avec gravité et conscience, de conduire cette médiation, parce qu’aucun sacrifice n’est trop grand pour éviter au pays le chaos d’un après 7 février non maîtrisé », a-t-il ajouté.
Dans le cadre de cette médiation, Monseigneur Dumas propose une rencontre avec Laurent Saint-Cyr le jeudi 22 ou le vendredi 23 janvier, afin de le tenir informé de l’évolution de la démarche et de recueillir la position officielle du CPT.
« Vous, en tant que politique, et moi, en tant que berger, nous devons conjuguer nos efforts afin d’éviter le chaos qui menace le pays si l’après 7 février n’est pas anticipé. Je continue à élever le CPT dans mes prières », conclut l’évêque.
