Cette élection intervient dans un climat politique tendu au Sénégal, marqué par des divergences croissantes au sommet de l’État et une forte polarisation du débat public. L’opposition sénégalaise a d’ailleurs boycotté la séance parlementaire consacrée à son élection, dénonçant un processus qu’elle juge déséquilibré.
Dans son premier discours en tant que président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko a critiqué ce qu’il appelle « l’hyper-présidentialisme », estimant que le système institutionnel sénégalais accorde trop de pouvoir au chef de l’État au détriment du Parlement et des contre-pouvoirs démocratiques.
L’ancien chef du gouvernement a plaidé pour une réforme des institutions afin de renforcer le rôle de l’Assemblée nationale dans la gouvernance du pays. Selon lui, une démocratie forte doit reposer sur un meilleur équilibre entre les différentes institutions de la République.
Cette nomination permet à Ousmane Sonko de conserver une place stratégique dans l’appareil d’État, malgré son départ récent de la primature. Elle relance également les spéculations sur l’évolution de ses relations politiques avec Bassirou Diomaye Faye, son allié historique devenu président de la République.
Avec cette nouvelle fonction, Ousmane Sonko pourrait désormais jouer un rôle central dans les grands débats politiques et institutionnels qui attendent le Sénégal dans les prochains mois.
