Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante, l’instabilité politique et l’aggravation de la crise institutionnelle, la Coalition estime qu’il est urgent de préparer l’après-CPT avec sérieux et responsabilité. Pour FANM YO DESIDE, la prochaine étape ne peut se faire ni dans l’improvisation ni dans le flou. Elle doit être courte, réaliste, juridiquement encadrée et inclusive, afin de répondre aux urgences nationales tout en ouvrant la voie à des élections crédibles.
Après plus de dix ans sans élections, la Coalition juge inacceptable toute transition à durée indéterminée. L’après CPT doit se limiter à des objectifs précis, le rétablissement durable de la sécurité, une stabilité institutionnelle minimale, le soulagement de l’urgence sociale et l’organisation d’élections libres, inclusives et sécurisées.
FANM YO DESIDE plaide également pour un dialogue national inclusif et structuré, capable de déboucher sur une feuille de route claire, centrée sur la sécurité et le processus électoral. Elle appelle à la mise en place d’un organe indépendant de contrôle et de suivi de la transition, garantissant la transparence, la redevabilité et le respect strict du calendrier établi.
Mais le message le plus fort du communiqué reste sans doute celui de la place des femmes. La Coalition se montre catégorique, plus jamais d’organes de décision sans les femmes. Elle dénonce l’exclusion observée dans la composition du CPT et la nomination de délégués départementaux exclusivement masculins, qualifiant ces pratiques d’illégitimes et contraires aux principes constitutionnels.
Pour FANM YO DESIDE, la sortie de crise passe nécessairement par une gouvernance paritaire, des politiques publiques sensibles au genre et une participation pleine et entière des femmes au processus électoral. Sans elles, avertit la Coalition, il n’y aura ni légitimité, ni stabilité, ni avenir durable pour Haïti.
